Dans la plupart des présentations liées à l'agriculture durable, on ne prend en compte que ce qui a parfaitement fonctionné avec des moyens de type industriels modernes, des conditions climatiques favorables, des terrains bien adaptés... Mais qu'en est-il des régions moins ensoleillées, des excès d'humidité, des terrains hétérogènes, argileux, gaizeux, en pente... Les critères d'évaluation intègrent-ils ces cas, en terme d'environnement, de productivité, de coût ?

Les aléas pédoclimatiques et les disparités régionales sont très difficiles à prendre en considération. Même s’ils correspondent à des réalités, ces données peuvent cependant ne pas être constantes à l’échelle d’un même territoire. Si nous voulions avoir un modèle parfait, nous devrions engager des longues études scientifiques pour obtenir des modèles correctifs.

Il faut donc accepter, pour avoir un modèle comparable, de s’arrêter à un certaine degré de précision. C’est d’ailleurs comme cela que fonctionnent toutes les règlementations.

Cela étant, la deuxième phase de développement de la plateforme indicIADes permet aujourd’hui à des groupes d’agriculteurs de bénéficier d’un pilotage direct et de le faire évoluer selon leurs besoins. Ces groupes peuvent améliorer indicIADes en ajoutant des critères ou en créant leurs propres indicateurs.