Elements et pratiques favorables à la biodiversité sur la ferme

La fragmentation et la dispersion des surfaces en gel fixe sur l’exploitation augmentent l’hétérogénéité du paysage et les habitats pour la biodiversité, à condition de maintenir ou d’aménager des corridors biologiques entre eux.

Lors des travaux de récoltes, la barre de coupe est réglée à plus de 15 cm de haut, ce qui est favorable aux oiseaux et mammifères ayant tendance à se tapir au sol.

La paille est directement broyée par la moissonneuse. Le broyat reste et se dégrade en surface.

  • Cela évite la recolonisation des andains par les animaux sauvages entre la fauche et le broyage et
  • Cela assure la création d’un litière favorable à la microfaune de surface.

La rotation est raisonnée pour gérer les adventices et pathogènes et ainsi éviter des applications phytosanitaires trop fréquentes.

Reconstitution du maillage d’éléments linéaires (haies et talus) : Créer des haies en limite de parcelles permettra de rétablir les connexions des éléments du paysage.

Rembourrage des haies incomplètes en réimplantant des arbres de haut jet et des buissons.

Gestion douce des éléments enherbés pour concilier biodiversité et gestion des adventices dans le cadre d’une conduite culturale en semis direct.

Plantation des pieds de pylônes qui exercent une emprise non cultivée dans les parcelles. Les pieds de pylônes peuvent être enherbés et plantés de buissons pour créer des îlots de végétation.

Mise en place d’îlots de sénescence dans les boisements en contact avec les haies. Ces îlots permettront aux espèces inféodées aux vieux arbres et au bois mort de trouver un endroit frais et du bois mort pour se reproduire. Sauf si les arbres sénescents présentent un danger, aucune coupe ne doit y être effectuée.

Implantation de bandes enherbées sur les bords de parcelle jouxtant une haie. La perte de production sur les premiers mètres de la culture est rattrapé sur la production totale de la parcelle grâce à l’effet brise vent de la haie.

Eléments et pratiques limitant l’érosion
  • Empêcher le ruissellement concentré à la source en haut de pente dans les bassins versants : établir un diagnostic du risque de ruissellement dans le champ où le ruissellement est généré. En outre, des structures de rétention et des zones-tampon peuvent être nécessaires pour intercepter tout ruissellement concentré en descente de pente (voir côté droit du tableau de bord).
  • Gérer les jalonnages. Double semis dans les fourrières. Agrandir les tournières.
  • Si le sol n’est pas hydromorphe : Mettre en place des zones-tampon dans les angles du champ. Si le sol est hydromorphe : Mettre en place des murs de rétention en bordure de champ ; construire des bassins de rétention.
  • S’il n’y a pas de zone-tampon, créer des zones-tampon en bordure de champ. S’il existe déjà des zones-tampon en bordure de champ, élargir les zones-tampon et/ou mettre en place des fascines, des haies ou des structures de rétention. Si possible, diviser le champ en utilisant une zone-tampon dans le champ, en haut de pente.
    S’il n’y a pas de zone-tampon, mettre en place des zones-tampon larges en bordure de champ (prairie humide). S’il existe une zone-tampon en bordure de champ, élargir la zone-tampon davantage (prairie humide) et/ou mettre en place une mouillère. Si possible, diviser le champ en utilisant une zone-tampon dans le champ, en haut de pente.
  • S’il n’existe pas de zone-tampon sous forme de talweg végétalisé, mettre en place un double semis ou créer une zone-tampon sous forme de talweg végétalisé (en bas), un fossé végétalisé ou un bassin de rétention à infiltration lente. S’il existe déjà une zone-tampon de talweg végétalisé, élargir la zone tampon talweg en pente ascendante, créer un fossé végétalisé ou un bassin de rétention. Si possible, réduire la longueur de la pente (culture en bandes, zone-tampon dans le champ) en haut de pente, là où commence la concentration du ruissellement.
  • S’il n’existe pas de zone-tampon sous forme de talweg végétalisé, mettre en place une zone-tampon de talweg végétalisé ou une mouillère végétalisée en bas de pente dans le talweg. S’il existe une zone-tampon sous forme de talweg végétalisé, élargir la zone-tampon de talweg (prairie humide) et/ou construire une mouillère artificielle en tant que structure de rétention.
  • Fermer les ravines. S’il n’existe pas de zone-tampon en bordure de champ, mettre en place une zone-tampon ET mettre en place des fascines ou une structure de rétention. S’il existe une zone-tampon en bordure de champ, mettre en place des fascines ou une structure de rétention.
  • Fermer les ravines. S’il n’existe pas de zone-tampon, mettre en place une zone-tampon sous forme de talweg végétalisé. S’il existe une zone-tampon talweg, élargir la zone-tampon talweg en pente ascendante et mettre en place un fossé végétalisé ou un bassin de rétention pour infiltration lente.
  • Fermer les ravines. S’il n’existe pas de zone-tampon en talweg, mettre en place une zone-tampon sous forme de talweg végétalisé et/ou une mouillère ou prairie. S’il existe une zone-tampon en talweg, élargir la zone-tampon et l’utiliser avec des fascines, et/ou mettre en place une mouillère ou une prairie.